Pour cette nouvelle saison 2008-09 nous vous proposons 7 voyages.
2 OCTOBRE : Majesté de l'ouest Américain

Présenté par Pierre CHATELET et réalisés par quelques amis charliendins
Douze parcs nationaux sont au programme de ce périple alignant les hauts lieux de l'Ouest.
Des pics du Grand Téton aux buttes de monument Valley, de la faille gigantesque du Grand Canyon aux geysers de Yellowstone en passant par les dentelles de grès rose de Bryce Canyon, tout un cortège d'images présenté pour nous inciter au voyage.
16 OCTOBRE : SAHARA, sur la route des caravanes

Un film de Jean-Pierre Valentin
La réalisation
Depuis la nuit des temps des caravanes sillonnent le Sahara, guident commerçants et trafiquants au cœur d’immensités inhospitalières… A l’aube du XXIème siècle, j’ai voulu suivre ces files de dromadaires, ces expéditions hauturières qui arpentent le désert, inlassablement !
Les Touaregs des monts de l’Aïr s’élancent dès l’automne pour de longs mois. Nous allons les accompagner durant la traversée du Ténéré, en direction du Kaouar, des salines et des palmeraies…
Vivre le quotidien de ces hommes, avec trois cents bêtes bâtées, de la pointe du jour à la nuit et par des températures excessives, sera riche d’enseignement !
Puis – sans quitter ce monde chamelier – nous irons à la recherche des origines avec les Toubous du massif du Djado, avant de nous lancer vers d’autres aventures, en compagnie de femmes caravanières…
Les imposants cordons dunaires de l’Erg de Bilma vont lentement guider nos pas aux marges méridionales du Sahara. Là, cernés par une steppe rabougrie, les nomades wodaabe marchent devant leurs troupeaux et dès la fin de l’hivernage, ils célèbrent la beauté lors de rassemblements festifs impressionnants.
Le réalisateur
Jean-Pierre Valentin parcourt l’Afrique et le Sahara depuis vingt-cinq ans. Il a tissé des liens indéfectibles avec de nombreuses familles nomades et caravanières. Il les accompagne régulièrement et en retour il nous offre ces instants…
13 NOVEMBRE : IRLANDE, au pays des Gaëls

Création numérique de Jean-Luc DIQUELOU
La réalisation
L’Irlande, c’est d’abord une beauté sauvage, un roc sur lequel écument et se brisent les flots de l’océan, une terre où l’eau, la pierre et la tourbe ont profondément façonné le paysage.
L’île est aussi le refuge des ermites, le paradis des fées et des saints. C’est un vaste champ de cairns, de croix, de pierres dressées et de ruines dont les contours se dessinent dans la lumière intemporelle du crépuscule celtique.
Indépendante depuis 1921, l’Irlande est longtemps restée dans l’ombre du Royaume-Uni et de l’Europe. Mais au pays des Gaëls, une nouvelle Irlande moderne, bousculée par les changements sociaux, a modifié la mentalité des Irlandais. Aujourd’hui en plein boom économique, l’Irlande évolue vite, très vite… trop vite vous diront les anciens qui s’inquiètent de cette montée en puissance du pouvoir de l’argent et de ses conséquences.
Néanmoins, l’Irlande romantique existe toujours, dans ses paysages, ses lumières, dans la façon qu’ont les Irlandais de faire la fête dans les pubs obscurs et enfiévrés, dans des flots de mousse brune et le chant des violons.
Le réalisateur
Jean-Luc a sillonné l’Irlande dans tous les sens : une vingtaine de voyages en 30 ans !
C’est pour mieux appréhender le quotidien irlandais d’aujourd’hui que Jean-Luc, à vélo couché, retourne flirter entre Irlande d’autrefois et Irlande européenne avec, en toile de fond, la magie des décors irlandais.
04 DECEMBRE : RAJASTHAN, musique au pays des Maharajahs

Vidéo de Patrick KERSALE
La réalisation
Les instruments de musique et les postures de danses n’ont pas manqué d’inspirer les artistes pour décorer temples et palais.
La culture musicale traditionnelle du Rajasthan, originellement élaborée dans le creuset de l’hindouisme puis, plus tard, à l’ombre des cours indo-musulmanes, est d’une étonnante richesse et d’une rare beauté. Mais les Maharajahs, autrefois généreux mécènes de la création artistique, sont désormais déchus de leurs privilèges, privant ainsi les musiciens de précieux subsides. Toutefois, les artistes, riches de leurs savoir-faire ancestraux, continuent à se produire lors des rituels religieux, des foires aux bestiaux, des pèlerinages et des mariages où il est de coutume de dépenser sans compter…
Aux champs comme à la ville, les femmes se drapent de saris multicolores. Parées de bijoux de la tête aux chevilles, telles des mosaïques de couleurs, les élégantes se déplacent avec une grâce tout aérienne. La campagne s’enorgueillit de la beauté de ces silhouettes, coiffées d'une jarre de terre ou de cuivre, qui nourrissent les thèmes de nombreux chants.
Au Rajasthan, le nombre de fêtes est tel, qu’un vieil adage indien assure que les Râjasthânis en célèbrent neuf par semaine ! Et quand les artistes n’animent pas cérémonies et fêtes traditionnelles, ils courent les sites touristiques, se produisent dans les festivals et les salles de concert en Inde et à l’étranger.
Le réalisateur
A la fois ethnomusicologue, conférencier et musicien, Patrick étudie la musique des peuples d'Afrique et d'Asie et conduit les oreilles et le cœur du public sur des sentiers méconnus. Il offre le fruit de ses découvertes à tous les enfants francophones, au travers des réseaux éducatifs internationaux, et au grand public par l'intermédiaire de ses remarquables publications sur les musiques du monde : disques, livres, films, DVD…
15 JANVIER : ALASKA-CHILI, odyssée indienne

Vidéo de David DUCOIN et Julie BAUDIN
La réalisation
Fin du monde, fin d'un peuple, fin d'un voyage... Aujourd'hui à Ushuaia, je ferme les yeux sur ce saisissant voyage, sur les montagnes enneigées et les forêts d'épinettes du Canada, sur les fjords brumeux d'Alaska et du Chili, sur la banquise immaculée de l'Arctique et le désert de sel de l'Altiplano, sur les plages soyeuses des Caraïbes et les formes provocantes des canyons d'Arizona et du Mexique. Je déguste du regard les glaciers de Patagonie, l'immense jungle amazonienne et les ruines incas. J'entends les chants excités des Tlingit, le son rugissant des tambours Dene, la mélodie de la flûte Navajo. Je partage de nouveau l'intimité des femmes Kuna, Quechua et Maya. J'écoute les plaintes des Mapuche, des Aymara et des Guambiano. Je savoure la diversité de cette Amérique que j'aime, je soutiens son cri d'unité et sa soif de vie. Je la remercie d'être si belle tout au long de son grand corps maltraité. Je suis reconnaissante aux peuples indigènes de poursuivre la lutte pour la sauvegarde du monde. Je les félicite d'avoir survécu au chaos.
De ce bout de monde qui pour nous marque la fin de deux ans de voyage, nous inaugurons aujourd'hui le commencement d'une belle aventure : celle de la lutte pour la Vie. Nous vous invitons à nous y suivre...
A tous nos amis Mapuche, Chiliens et Argentins : Chaltumai, gracias !
Les réalisateurs
Un voyage de 2 ans conduit Julie Baudin et David Ducoin de l'Alaska à la Patagonie. Au rythme de journées de stop, de bus et de marche à pied, ils vont à la rencontre de peuples indigènes des Amériques. Pêche sous la glace avec les Inuit, levée de totem chez les Tlingit, hutte de sudation en terre Dene, pow-wow Navajo et nouvel an Maya sont autant d'événements qui marquent leur voyage.
Les textes de Julie et les images de David rendent compte d'une Amérique indienne en devenir, où cultures, traditions et spiritualité tentent de survivre.
05 FEVRIER : PATAGONIE-ANTARCTIQUE, un long voyage

Une création numérique d’Annie et Pierre RÉGIOR
La réalisation
Partis du Havre en cargo, Annie et Pierre Régior débarquent à Buenos Aires. Leur projet : un long voyage en Patagonie et une découverte de l’Antarctique en voilier. Ils ont déjà effectué plusieurs séjours en Argentine et se sont pris de passion pour ses grandes solitudes balayées par le vent. En huit mois de voyage, c’est près de 25 000 km qu’ils vont parcourir de l’Atlantique jusqu’au sud du Chili, coincé entre Cordillère et Océan Pacifique. Leur errance les conduit aussi à naviguer dans les fjords, les golfes et les canaux qui découpent le grand sud chilien. Un voyage au long cours à la découverte de l’exubérante nature de la Patagonie : glaciers, sommets élancés de la Cordillère, platitude vertigineuse de la pampa, fjords profonds. Un voyage littéraire aussi sur les traces de Coloanne, de Sepúlveda, de Hudson, de Chatwin, de Raspail,… La Patagonie est une nature pleine de vie : guanacos, nandous, maras, renards,… peuplent les grands espaces de l’intérieur. Près des côtes se reproduisent les baleines, tandis que les manchots rejoignent leurs lieux de nidification. Le long voyage d’Annie et Pierre Régior est aussi celui des rencontres avec les hommes vivant dans cet espace singulier : Pedro le gaucho, Manolo le pêcheur de coquillages, Mario le cavalier du rodéo, Bernardo le chercheur d’or,… A Ushuaia, se termine la route. Les deux voyageurs embarquent sur un voilier, doublent le mythique Cap Horn, traversent le tumultueux Passage de Drake, avant de caboter au long de la Péninsule Antarctique. Bonheur de la communion avec la nature.
Les réalisateurs
Depuis 30 ans, Annie et Pierre Régior parcourent la planète avec le souci constant d’être au plus près des gens rencontrés, dans leur vie quotidienne, leur travail, leurs fêtes. La nature est aussi leur passion et ce long voyage de 8 mois comble leur désir de rencontres et d’immersion dans un univers à échelle inhumaine.
12 MARS : COMPOSTELLE, chemins de rencontres

Multivision panoramique de Michèle et Jean Meuris
La réalisation
Depuis un millénaire Saint Jacques de Compostelle attire les pèlerins européens.
Mais ils viennent aussi d’autres continents.
Ils sont chrétiens ou athées, agnostiques, parfois d’une autre religion.
Pourquoi marchent-ils pendant des semaines vers le soleil couchant, jusqu’à Fisterra, la fin des terres du vieux continent ?
Que cherchent-ils sur les sentiers de France et d’Espagne ?
Richesse du patrimoine, beauté des paysages, performance ou recherche de soi.
Retour au sacré ou phénomène de mode ?
Certes les plateaux d’Aubrac et de la Meseta en Castille offrent l’illusion de la solitude, les Pyrénées la petite aventure, les villes d’art la pause culturelle, les églises le recueillement ou le repos, les étapes la rencontre, mais…
le chemin pédestre le plus connu d’Europe, ne risque t’il pas de perdre son âme ?
Pour tenter de répondre à ces questions Michèle et Jean ont parcouru à pied 1600 km du Puy en Velay à Saint Jacques de Compostelle.
Leurs rencontres furent étonnantes, bouleversantes, avec ceux qui pérégrinent mais plus encore avec les hospitaliers installés sur ce parcours reconnu par l’UNESCO « Patrimoine Culturel de l’Humanité ».
Les réalisateurs
Sur les sentiers d’Orient, ils sillonnent les pèlerinages et lieux sacrés des plus grandes traditions religieuses. Aujourd’hui, ils poursuivent leur quête sur les chemins d’un des plus importants pèlerinages chrétiens.
Ils posent un regard critique sur les dieux et les hommes. Images pleines d’amour et d’humour de Jean, textes incisifs mais toujours humanistes de Michèle.